Entré en 1990 à l’Université du Soudan, Khartoum, Mountassir Charif a été formé par mes plus grands maîtres de l’école de peinture, mais très vite il se détache de la peinture figurative et choisit l’abstraction, qui lui permet d’ouvrir son propre espace de créativité. Et cela se traduit sur la toile par des teintes sombres d’où surgissent des espaces de lumière vive qui entraînent dans le domaine du rêve. Résolument contemporaine, les œuvres du peintre s’inspire des deux écoles, la mouvance Al-Soudanawya, qui cohabite dans la peinture soudanaise : « l’école du désert » qui est réaliste et paysagiste et « l’école de la forêt » plus dirigé vers les traditions culturelles africaines. La mouvance Al-Soudanawia se situe en rupture avec l’école de Khartoum d’inspiration islamiste dont la finalité est la représentation religieuse dans l’œuvre artistique.

 

Jean-Claude Guyot 

L’Action Républicaine